| Auteur de l'oeuvre : |
J.G.A. (orfèvre)
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| Références de publications : |
Mémoires d'orfèvres : L'orfèvrerie classée Monument historique des églises du Languedoc-Roussillon. Sous la dir. de Hélène Palouzié. Paris : Somogy éditions d'art - DRAC Languedoc-Roussillon, 2011. Buffière Félix, Ce tant rude Gévaudan, Mende, Société des lettres, sciences et arts de la Lozère, 1985, vol. II, p. 1238-1239.
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| Catégorie technique : |
orfèvrerie
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| Commune forme index : |
Mende
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| Copyright : |
© Monuments historiques
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| Année de creation : |
1768;1769
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| Dénomination : |
calice;patène
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| Date du récolement : |
2002
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| Description : |
La fausse coupe est finement ajourée afin de constituer un élégant décor végétal. Malheureusement, la finesse de l'argent et les démontages successifs ont entraîné la disparition de quelques éléments décoratifs. Le noeud est orné de trois têtes d'angelots en relief se détachant d'un décor floral fouillé. Des flammes jaillissent de la tige dans un semis de fleurs de lys pour orner le dessus du pied. Deux d'entre elles encadrent un médaillon représentant la Crucifixion, soudé sur le pied. Ce dernier s'achève par des palmettes ajourées dont les extrémités sont soudées sur une bâte en argent.Décor ciselé au trait sur la patène ; boîte en bois, recouvert de papier noir à l'extérieur et de peau de chamois rouge à l'intérieur ; les charnières et la poignée sont laiton fondu (la boîte devait contenir des plateaux et des burettes, l'emplacement du plateau est conservé).
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| Dimensions : |
h = 26 ; d = 9 diamètre de la coupe ; diamètre du pied : d = 16 ; diamètre de la patène : d = 16,2 ; dimensions de la boîte : h = 17,5, l = 31,7, la = 23,8
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-24
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| Date de création de la notice : |
2014-04-04
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| Domaine : |
Orfèvrerie et autres objets en métal
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| Date et typologie de la protection : |
1974/11/18 : inscrit au titre objet
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| Cadre de l'étude : |
liste objets inscrits MH
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| Lieu de création : |
lieu d'exécution : Paris
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| Historique : |
Jean-Arnaud de Castellane est né le 11 décembre 1733 à Pont-Saint-Esprit. D'abord vicaire général de Reims, il est nommé évêque de Mende le 1er novembre 1767. Sacré le 25 janvier 1768 dans la chapelle du roi à Versailles, il prend possession de son siège le 14 février de la même année. Le prélat demeure en son diocèse où il engage notamment la réparation de la cathédrale. Son attitude pendant la Révolution ainsi que les circonstances de sa mort tragique l'ont rendu célèbre. Refusant en 1791, comme l'immense majorité des évêques, la Constitution civile du clergé, il quitte Mende lors de l'élection du nouvel évêque, Étienne Nogaret, et s'installe au château épiscopal de Chanac. Sa présence encourage le mouvement de révolte contre-révolutionnaire qui gagne le Gévaudan et qui est sévèrement réprimé par l'Assembléenationale. Le 28 mars 1792, un mandat d'amener est lancé contre lui. Son neveu parisien, Michel Ange de Bruges, le prévient et lui propose de s'enfuir en Suisse, via Lyon. Son signalement est peu amène : Taille : cinq pieds ; très laid, gravé de la petite vérole ; teint jaune, petit nez un peu écrasé ; tête branlante, portant perruque ; le corps et lesjambes bien faits ; âgé d'environ 60 ans. Tenu de quitter la France, il est arrêté à Paris et transféré devant la Haute Cour d'Orléans avec de nombreux prisonniers politiques traqués après le 10 août 1792. Sur ordre de la Commune de Paris, les prisonniers sont ramenés vers la capitale lorsque l'escorte armée les massacre à l'arme blanche devant l'escalier des Cent Marches du château de Versailles. Malgré les efforts du maire Hippolyte Richaud, les malheureux seront tous exécutés le 9 septembre 1792, dernières victimes des sinistres épurations ordonnées par la Commune. Cet événement, appelé massacre des prisonniers d'Orléans, est immortalisé en 1854 par une peinture du peintre Jules Rigo, Dévouement héroïque d'Hyacinthe Richaud, maire de Versailles, le 9 septembre 1792, conservée au musée Lambinet à Versailles. L'évêque de Mende est représenté derrière le maire, au centre du tableau. Il aurait été poignardé par un nommé Perrin, repris de justice. Les restes de Mgr de Castellane sont enterrés au cimetière Saint-Louis de Versailles. Avec sa mort disparaît le dernier comte de Gévaudan, titre que les évêques de Mende avaient obtenu au début du XIVe siècle, en 1307, lors de la signature du paréage entre le roi de France et l'évêque de Mende.Les armoiries, ciselées sur la coupe du calice, sont celles de Mgr de Castellane, évêque de Mende entre 1767 et 1792. Une inscription gravée sous la bâte du pied confirme cette appartenance. Toutefois, en examinant attentivement le calice, sa forme et son décor plaident pour une datation plus ancienne. Plus vraisemblablement fabriqué au XVIIe siècle, il lui a sans doute été donné dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, peut-être par la compagnie du Rosaire. Le calice est traditionnellement associé à une patène d'un orfèvre différent, ici la patène a été réalisée à Paris en 1768-1769 par un orfèvre non déterminé aux initiales G.A.J., datent qui correspondent bien au sacre de l'évêque de Castellane.
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| Inscription : |
poinçon de maître;lettre-date;inscription concernant le commanditaire;armoiries
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM48000260&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
argent : fondu, ciselé, gravé, doré;bois : papier, peau;laiton : fondu
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| Numéro de differenciation : |
2
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| Observations : |
arrêté vu (CG48)
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| Précision sur_l'état : |
coupe malheureusement ressoudée à l'étain : sera impossible à réparer (l'étain abaisse le point de fusion de l'argent et empêche définitivement de faire une nouvelle soudure à l'argent ; manque des éléments décoratifs de la fausse coupe) ; patène une peu cabossée ; la peau de chamois d'une partie de la boîte a été arraché
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| Précision sur l'inscription : |
poinçon de maître (sur la patène) : G, étoile, A, J sous l'étoile, surmonté d'un coeur enflammé ; I et O surmontées d'une fleur de lys couronnée (à demi insculpé sur le pied) ; lettre-date (sur la patène) : E couronné (Paris, 1768-1769) ; poinçon (sur le pied) : B couronné ; poinçon de charge (sur la patène) : A couronné (Paris, 1768-1774). Inscription (sous la bâte) : MGR DE CASTELLANE P(OUR)*LA*C(OMPAGNIE)*DV*ROSA(IRE). Armoiries : armes de Mgr de Castellane, de gueules à la tour d'or crénelée de trois tourelles de même.
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| Précision_sur la representation : |
têtes d'angelots sur le noeud ; fleurs de lys et crucifixion (médaillon) sur le pied ; I.H.S. et couronne d'épines sur la patène.
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| Typologie de la protection : |
inscrit au titre objet
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| Siecle de création : |
2e moitié 17e siècle;3e quart 18e siècle
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| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Base In Situ 48 2OM424
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété d'une association diocésaine
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| Titre iconographique : |
de Monseigneur de Castellane
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| Commune forme editoriale : |
Mende
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| Typologie du dossier : |
dossier individuel
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